Post-it

La revue Enjoy

Cultural Wednesday#1 From New York to the world

July24

L’exposition Né dans la rue qui se tient en ce moment et jusqu’ au 29 novembre 2009 à la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain nous aura occupé une bonne partie de l’après-midi. Retour sur une exposition à voir absolument.

L’approche historique donnée à la première salle permet de revenir au début du graffiti et du mouvement hip-hop plus généralement. Vidéos, photos, objets, carnets de dessins authentiques nous plongent dans le New York des années 70.

Le fond documentaire très complet nous donne à voir et à comprendre comment s’est créer le mouvement mais plus tragiquement comment il est mort. En déambulant dans la salle, on se demande si le fait de raconter un mouvement en le théorisant et en lui rendant hommage ne revient pas finalement d’une certaine manière à lui donner la mort ou au moins à la figer.

Ceux qu’on appelle au départ les writers, Pistol 1, seen, phase 2 et bien d’autres, reviennent dans de courtes vidéos sur leur début dans la grosse pomme et sur le principe qui consistait initialement à  marquer son territoire en inscrivant son nom suivi d’un numéro sur les trains des métros. Viendra ensuite le premier lettrage en 3D en 1973 puis les styles s’étofferont et on verra apparaitre le wild style, le bubble style ou encore le computer rock style.

Pour tout ceux qui n’aurait vraiment pas le temps de se rendre à la fondation et pour tous les autres, le documentaire style wars revient sur la naissance sur mouvement.

Les choses se gâtent lorsque l’on remonte et que l’on se rend dans la seconde salle de l’exposition; la partie contemporaine.

Une petite dizaine d’artistes propose leur interprétation du graffiti.  Le décalage avec la salle du bas est tel que l’on du mal à percevoir l’évolution du mouvement.  Le passage de l’un à l’autre est trop brutal et on se demande pour certains où est la lien avec ce que l’on vient de voir .

Heureusement que l’on fait un tour par la salle de projection avant de partir et que l’on tombe sur un documentaire passionnant concernant un mouvement de tag brésilien né dans les années 80 à Sao Paulo : les Pixaçao.

Les pixadores, aussi surnommés “les barbares de Sao Paulo” ont inventé et développé un alphabet afin de recouvrir les façades des immeubles des quartiers huppés brésiliens. Le principe est d’aller le plus possible en escaladant les buildings aux risques de tomber. Se définissant comme un mouvement bien plus marginal que le graffiti, les membres de ce clan perçoivent leur action comme un acte de contestation vis-à-vis de la bourgeoisie brésilienne.

posted under Art, Culture, Enjoy
One Comment to

“Cultural Wednesday#1 From New York to the world”

  1. On July 30th, 2009 at 10:39 am Jean Says:

    L’expo est effectivement un peu décevante… La première partie est intéressante mais manque un peu d’explications :
    . D’où vient ce désir de marquer son territoire par exemple…
    . Pourquoi Keith Harrings ou JM Basquiat ont-ils été invités en galeries ?

    La transition entre les racines et aujourd’hui n’est pas très clair, on se demande ce qui s’est passé entre temps, comment les choses ont évolué… Bref, le titre “né dans la rue” ne ment pas, il s’intéresse uniquement à la naissance du mouvement… Un peu dommage mais tout de même joli

Email will not be published

Website example

Your Comment: